Comment le pêcher ?
Ce poisson prédateur peut être aussi bien pêché à l’appât qu’au leurre. Il est ainsi réceptif à la plupart des techniques de pêche, - y compris les plus profondes. Le chapon n’est pas un grand combattant et, à part quelques coups de tête, sa défense est faible. Ce point est largement compensé par la beauté surnaturelle de ce poisson ressemblant à un petit dragon ainsi que par sa valeur culinaire.
Pêcher Chapon avec les techniques verticales :
Les techniques verticales fonctionnent presque toutes, mais les techniques où le leurre imite parfaitement l'aspect ou la nage d'un céphalopode sauront faire perdre la tête de ce joli rascasse ! Nous avons réalisé une fiche "comment pêcher le chapon avec les techniques verticales ?", elle permettra à ceux qui le souhaite de profiter des conseils précis de notre expert. En voici un bref aperçu :
- Au shad prémonté en texan :
Le chapon étant un poisson benthique (poisson vivant sur le fond) et n’attaquant que lorsque le leurre est à sa proximité immédiate, un shad premonté en texan permettra d’aller le rechercher dans les endroits les plus encombrés sans risques d’accroche. Bien que cette espèce soit capable d’attaquer des proies de grande taille, un shad de 10 à 12 cm muni d’une plombée de 20 à 40 g sera un parfait compromis pour pêcher dans des fonds compris entre 20 et 40 m.
- Au jig light :
Bien qu’un chapon soit capable d’attaquer des jigs pouvant atteindre 20 cm pour prés de 200 grammes, ce type de prise reste néanmoins anecdotique. Pour sa recherche spécifique, privilégiez plutôt des jigs assez compacts d’un poids compris entre 40 et 100 g. En lançant bien au devant de votre dérive, il sera ainsi possible de pêcher avec de tels poids jusqu’à des profondeurs pouvant atteindre plus de 80 m tout en étant à l’aplomb de votre leurre.
- Au madaï jig :
Le chapon étant friand de céphalopodes tels que petits poulpes, seiches ou calamars, le madaï jig est un leurre bien approprié pour sa pêche. Encore ici, il sera nécessaire d’être au maximum à la verticale en adaptant le poids de son leurre à la vitesse de la dérive et à la profondeur. En effet, le moindre angle dans votre fil provoquerait de nombreuses accroches en vous faisant pêcher moins précisément. Avoir donc un grand nombre de madaïs jigs de poids différents sera indispensable.
- A l’inchiku :
A l’instar du madaï jig, ce leurre muni d’un octopus ressemble à un petit céphalopode, - proie de prédilection du chapon. Ici encore, l’animation consistera à présenter le leurre à proximité du fond. Il est possible de profiter de la dérive du bateau pour manier l’inchiku en dent de scie en reprenant de temps à autre contact avec le substrat. Sans récupération au moulinet, le leurre sera animé en relevant et en abaissant successivement la canne.
- Au tenya :
Ce leurre de pêche est conçu pour être associé à un appât. Ce dernier est généralement une grosse crevette (ou une gambas) que l’hameçon fixe de forme courbée accueille parfaitement. Un assist long muni d’un petit hameçon sera enroulé autour du corps puis repiqué plus haut sur la tête afin de multiplier vos chances de capture. L’animation sera identique à celle du madaï et consistera à effectuer des tirées en suivant les dénivelés du fond mais avec une amplitude moins grande.
Pêche du chapon à l’appât dans des fonds moyens (20 à 100 m)
Si vous souhaitez cibler le chapon, il conviendra d’utiliser de gros appâts qui résisteront mieux aux attaques des petits poissons et vous aideront à le sélectionner. Bien que la sardine fonctionne bien sur cette espèce, elle a le désavantage d’être assez fragile et d’attirer des espèces indésirables. Privilégiez plutôt des morceaux de calamars coupés en feuille de saule, des petits chipirons, de gros vers résistants tels que le rag, etc.
Voir le "Comment pêcher le chapon dans des fonds moyens"
Pêche du chapon à l’appât en grande profondeur (jusqu’à 300 m)
Les chapons pêchés en grande profondeur sont généralement beaucoup plus gros que ceux pris dans fonds moyens et il n’est pas rare de toucher des spécimens dépassant les 3 kg ! Une bonne raison pour passer à cette technique très productive ! De beaux morceaux de céphalopodes ou des sardines ficelées avec de l’élastique à appâts pour une meilleure tenue sont d’excellentes esches pour cette espèce. Encore ici, cette pêche à l’appât intéressera bien sur d’autres espèces telles que dorades roses, merlus, cerniers, sébastes, etc. Mais la prise de chapon y sera plus fréquente que dans des profondeurs moins importantes subissant une plus grande pression de pêche.
Plus de précision sur cette technique, consulter notre rubrique le comment pêcher le chapon dans les grands fonds